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Achat maison : chauffage, isolation, ventilation

Publiée le 16/09/2019

Achat maison : chauffage, isolation, ventilation

CAROLINE MIKLAS  14 SEPTEMBRE 2016  MIS À JOUR LE 5 AOÛT 2019
 
 
 

Un sol glacé en décembre, des combles étouffants en été… Pour que la maison soit agréable à vivre, elle ne doit pas seulement être bien chauffée ! Elle doit aussi être bien isolée et bien ventilée pour être confortable été comme hiver.

De la cave au grenier

Faites le point sur l’état d’isolation de la maison. S’il y a une cave ou un vide sanitaire, voyez si la dalle du rez-de-chaussée est isolée. À défaut, demandez sur quoi est posé le revêtement de sol. S’il n’y a pas d’isolant et qu’à l’usage, vous trouvez cela inconfortable, il existe des solutions simples (parquet ou revêtement flottant) pour remédier à cet inconvénient. La présence d’un système de planchers chauffants est une garantie de confort. Demandez un descriptif et un plan de l’installation.

 
 

 



À propos des murs, sont-ils isolés et comment ? Il n’est pas toujours indispensable d’améliorer l’isolation des murs anciens. S’ils ne sont pas humides, leur épaisseur (40 à 60 cm et plus) et leur composition forment déjà une bonne protection. Une étude thermique, établie par un professionnel peut vous éviter des travaux coûteux (isolation par doublage des murs) et souligner ceux qui sont indispensables, comme l’isolation des combles. Qu’ils soient aménagés ou non une isolation qui date de plusieurs décennies est probablement insuffisante et vous aurez tout intérêt à prévoir des travaux d’amélioration, soit par l’extérieur si les combles sont aménagés, soit par l’intérieur si le comble est perdu ou non encore aménagé. Le plancher d’étage mérite quelques minutes d’attention. Un plancher bois est plus sonore qu’une dalle en béton mais il est souvent plus confortable au niveau thermique.

Qu’en est-il des menuiseries ?

Portes, fenêtres et volets assurent la fermeture, la sécurité et l’intimité de la maison. Examinez leur nature et leur état. Les fenêtres sont-elles à simple ou double vitrage, avec vitrage isolant et retardateur d’effraction s’il s’agit de baies vitrées sans volet ? Ces éléments vous donneront une idée du niveau d’entretien futur et de la sécurité. Face à des fenêtres à simple vitrage, on a tendance à penser qu’il faudra impérativement les changer. Pourtant, ces travaux coûteux ne seront pas vraiment une priorité si les fenêtres sont en bon état et de petites dimensions ! Les déperditions étant plus importantes par le toit, c’est lui qu’il faudra d’abord isoler. S’il faut remplacer des fenêtres trop abîmées, pensez à choisir des menuiseries avec entrées d’air si la maison est équipée d’une VMC. Regardez aussi la nature et l’état des volets, des stores, et des systèmes de fermeture. Les assurances exigent souvent que la porte d’entrée soit équipée d’une serrure trois points.

Respirer sereinement

Pour que la maison reste saine, l’air intérieur a besoin d’être régulièrement renouvelé. Dans les anciennes maisons, les menuiseries étaient rarement complètement étanches et l’air circulait naturellement en s’échappant par le toit. Après restauration et dans les constructions plus récentes, l’habitat est devenu plus étanche. La présence d’une ventilation mécanique contrôlée est alors indispensable pour éliminer l’humidité générée par la vie dans la maison. Recherchez la présence de ce type d’équipement. Une VMC simple flux implique des bouches d’aspiration dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes et des entrées d’air dans les menuiseries. Le moteur peut être commandé par un interrupteur à deux vitesses (à tester pour entendre le changement de vitesse du moteur) ou être directement commandé par le tableau électrique. Avec une VMC double flux, il n’y a pas d’entrée d’air dans les menuiseries mais des bouches de soufflage dans les pièces de vie. Ce type de VMC récupère les calories présentes dans l’air extrait mais demande plus d’entretien. Dans tous les cas, vérifiez l’efficacité du système en plaçant une mince feuille de papier devant une bouche d’aspiration.

Quel type de chauffage ?

C’est un des premiers points que vous avez noté mais y prêter une attention particulière est utile pour éviter des surprises. Dans une maison bien isolée, un chauffage électrique est peu énergivore si les appareils ne sont pas trop anciens (convecteurs ou radiants). L’idéal serait d’être équipé des radiateurs à inertie nouvelle génération. Lorsque le chauffage est centralisé (radiateurs à eau ou plancher chauffant), regardez l’emplacement et l’état des radiateurs, l’isolation du circuit d’eau et demandez l’âge de la chaudière ainsi que les dernières factures d’entretien. Une chaudière à condensation offre un meilleur rendement, c’est un plus !

Un poêle ou un insert apportent un complément de chauffage à énergie renouvelable et créent une ambiance plus pétillante. En revanche, une cheminée ouverte n’aura pas un très bon rendement, sauf si elle est équipée d’un système de récupération de chaleur. Assurez-vous qu’elle fonctionne bien, mais notez que son utilisation en chauffage principal n’est plus autorisée en Ile-de-France. Vous pourrez l’utiliser en chauffage d’appoint ou pour l’agrément. Par contre, il est toujours possible d’y faire installer un poêle ou un insert après tubage du conduit. Quel que soit le mode de chauffage au bois, n’oubliez pas qu’il faudra faire effectuer un ramonage deux fois par an.

Des traces d’humidité ?

Il peut s’agir d’eaux d’infiltration qui, par ruissellement ou fuite, érodent les éléments. L’eau s’installe dans les matières poreuses, modifie la structure des matériaux et leur résistance mécanique. Les sels minéraux dilués apparaissent en surface sous forme d’efflorescences. À noter, un mur humide est beaucoup moins isolant et le gel risque de faire éclater les pierres gorgées d’eau. Repérer et supprimer l’origine de ces infiltrations est une priorité (réparation toiture, bouchage des fissures, etc.). Les façades poreuses peuvent être traitées avec des produits hydrofuges qui laissent passer la vapeur d’eau.

La condensation est due à un taux trop élevé de vapeur d’eau dans l’air ambiant. Elle apparaît sur les parois froides ou au niveau des ponts thermiques et provoque le décollement du revêtement. Des moisissures se développent. Cette vapeur d’eau n’est pas seulement générée par un environnement trop humide ; la cuisine, la salle de bains mais aussi la respiration des occupants dégagent de la vapeur d’eau. Quelles que soient la nature de la construction et la qualité de l’environnement, une ventilation naturelle ou mécanique bien faite est indispensable. Les remontées par capillarité apparaissent lorsque l’eau présente dans le sol migre à travers les matériaux poreux.
Un drainage ou un caniveau réalisé au pied de mur peut suffire à les combattre en évitant que l’eau ne stagne. Le drainage des fondations, les barrières d’étanchéité à l’intérieur du mur impliquent des travaux plus importants. À n’envisager que si le phénomène est important et avec l’avis de professionnels.

Un équilibre fragile

 Dans les maçonneries anciennes, la présence d’humidité est un fait normal. Elles sont en équilibre avec leur environnement, elles « respirent ». C’est l’excès d’humidité‚ qui doit être combattu. Mais il doit l’être à la source ! Masquer les conséquences ne sert qu’à enfermer l’humidité, ce qui représente un danger car les vieux murs supportent mal les produits constructifs d’aujourd’hui. Les liants hydrauliques, les revêtements asphyxiants qui font barrière à la vapeur d’eau, les isolants non ventilés, les imperméabilisants sont autant d’ennemis qui malmènent l’équilibre hygrométrique des structures et conduisent à une autodestruction, lente mais certaine.

Spécial appartements

À moins d’être peu énergivores, les immeubles dotés d’un chauffage collectif devront comporter, au plus tard le 31 décembre 2016, une installation permettant de comptabiliser la consommation d’énergie de chaque logement. Comme le coût des travaux d’installation est à la charge des copropriétaires, renseignez-vous !
Le gardien, s’il y en a un, est souvent d’une grande aide pour tous types de questions.

L’origine de la fuite se trouve chez le voisin du dessus. Il s’agit probablement d’un problème d’écoulement des eaux de pluies. S’il est dû à un manque d’entretien, c’est l’assurance du propriétaire voisin qui prendra en charge les réparations. Si c’est un problème structurel, c’est au syndic de le régler et l’assurance de l’immeuble couvrira les frais de remise en état.

Rénovation énergétique, les aides pour la financer

Isolation thermique, remplacement de fenêtres, installation de chaudières à condensation ou d’un chauffage à énergie renouvelable, il existe des aides pour financer ces travaux.

• L’éco-prêt à taux zéro permet de bénéficier d’un prêt d’un montant maximal de 30 000 € pour réaliser des travaux d’éco-rénovation sous certaines conditions
(renovation-info-service.gouv.fr).

• Le crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de bénéficier d’un taux de réduction d’impôt de 30 %, sans condition de ressources et sans obligation de réaliser un bouquet de travaux.

• En fonction de vos revenus, une prime de l’Anah peut financer une partie de vos travaux s’ils permettent de faire baisser votre consommation énergétique d’au moins 25 % (anah.fr).

• Il existe des aides locales suivant les départements (anil.org).

• Une TVA au taux réduit de 5,5 % pour les travaux d’amélioration de la performance énergétique.

Pour plus d’information, le n° Azur : 0808 800 700 et le site officiel renovation-info-service.gouv.fr sont à votre disposition.


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